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En 1872 : 509 hbts, 35 exploitations agricoles, 340 personnes vivant de l’agriculture.
En 1972 : 314 hbts, 14 exploitations agricoles, 60 personnes vivant de l’agriculture.
En 2024 : 643 hbts, 5 exploitations agricoles
Au début, il y avait les bois et le cours de la Tille, environ nord-sud, moins rectiligne qu’aujourd’hui. Plus étalée à un certain endroit, c’est là qu’on la traversait pour aller d’est en ouest ;
Marqué encore de nos jours par le « vieux pont », ce passage était donc un gué. Quelques maisonnettes s’y élevèrent, notamment la cabane d’un passeur. Telle est une première origine du village.
Une voie romaine reliant Genlis à Arceau passait par CESSEY.
L’église du village dans son emplacement actuel et dans sa forme première doit remonter à la seconde moitié du Ve siècle, soit donc être un peu plus, un peu moins, contemporaine du roi franc Clovis.
Construite en briques, l’église Saint-Christophe des XII-XIIIe siècles, fut plusieurs fois remaniée. Sa nef est du XVIe siècle, son clocher sur lequel on repère un petit cadran solaire, du XVIIe siècle.
Un imposant marronnier et un calvaire, avec ce qui semble être une table des morts, se dressent devant l’édifice.
La mairie-école remonte au XIXe siècle. Sur le toit s’agite toujours une cloche.
La statue contemporaine d’un loup sur la place centrale, œuvre de Gérald Deloge, dit Bol. Les habitants d’autrefois, peu sociables, avaient hérité du sobriquet de « loups ». On trouve également celui de « Larrons ».
Le vieux moulin à eau Jeannel et le lavoir contigu, autrefois doté d’un plancher mobile, retiendront encore votre attention.
De son côté, le bois des Communaux cache un beau chêne à six pieds dénommé « Les Six Filles ».
Le Maquis des Lochères (guerre 39-45) aura marqué Cessey-Sur Tille d’une autre trace sanglante. Le matin du 6 septembre 1943, les habitants de la commune furent surpris par une vive fusillade et un énorme déploiement de forces allemandes qui encerclaient le village : c’était l’attaque par les Allemands d’un maquis installé à la ferme des Lochères. La plupart des maquisards furent arrêtés dans la ferme elle-même. Le propriétaire fut abattu dans un champ de betteraves trahi par son chien qui, croyant à une partie de chasse se précipita près de son maître, signalant ainsi sa présence. Quelques jeunes gens s’échappèrent qui essayèrent de gagner Cessey Sur Tille. Malheureusement cinq d’entre eux furent encerclés et abattus aux alentours du cimetière. D’autres réussirent à s’échapper.
Les Allemands entreprirent alors une minutieuse perquisition de toutes les maisons dans un village terrorisé. Mais, ils ne trouvèrent rien. Bravant l’interdiction allemande, une foule imposante assista aux obsèques des cinq jeunes gens, enterrés hâtivement à l’entrée gauche du cimetière sous un monceau de fleurs.
La construction du mémorial a été décidée le 28 août 1945 par le conseil municipal. Il fut érigé à l’entrée du cimetière à la mémoire de ces cinq hommes et de leurs camarades pris à Lochères et fusillés à Dijon. C’est devant le monument que tous les ans, le 1er dimanche de septembre, la population de CESSEY se souvient et se recueille.
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